Coulisses

D'une miroiterie oubliée à un lieu d'événements : les coulisses de la rénovation

Comment une ancienne miroiterie des Batignolles est devenue La Fabrique Générale : ce qu'on a préservé, ce qu'on a transformé, et ce que ça change pour vos événements.

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L'équipe de La Fabrique Générale

6 min de lecture
La verrière zénithale d'origine de l'ancienne miroiterie avant rénovation, charpente métallique apparente

Tous les lieux « atypiques » racontent une histoire. La nôtre commence rue Léon Cosnard, dans le 17e, derrière une façade discrète que des milliers de passants ont longée sans jamais se douter de ce qu'elle cachait : une ancienne miroiterie, sa verrière zénithale, sa charpente métallique, et des années de poussière.

Voici les coulisses de sa transformation. Pas la version carte postale : la vraie, celle des choix qu'on a faits et de ce qu'ils changent aujourd'hui pour les événements qu'on y accueille.

Ce qu'on a trouvé en poussant la porte

Une friche, au sens propre. Un couloir sombre, des sols bruts, des murs de briques rouges marqués par des décennies d'activité, un sous-sol aux voûtes basses. Et au-dessus de l'espace principal, la raison pour laquelle on a signé : une verrière zénithale d'origine, portée par une charpente métallique intacte.

C'est un réflexe qu'on recommande à tous ceux qui visitent des lieux : levez la tête. La lumière naturelle ne se rajoute pas après coup. Tout le reste se rénove ; une verrière comme celle-là, ça se trouve.

Les photos de cette époque sont sur notre page Notre histoire, en avant / après. Elles se passent de commentaire.

Ce qu'on a choisi de préserver

La règle du chantier tenait en une phrase : réveiller le lieu, pas l'effacer.

  • La verrière et la charpente, restaurées et repeintes, sont restées la colonne vertébrale de l'espace principal. C'est sous elles que se tiennent aujourd'hui plénières, dîners et cocktails.
  • Les briques et la pierre, nettoyées, laissées apparentes partout où c'était possible.
  • Le porche voûté de l'entrée, conservé tel quel. On l'a simplement équipé d'un système d'aspiration pour en faire un fumoir à l'abri : les invités n'ont plus à sortir sur le trottoir.
  • Le sous-sol voûté, dont les contraintes (hauteur, acoustique) sont devenues des qualités : c'est exactement là qu'il fallait installer les activités bruyantes.

Ce qu'on a transformé de fond en comble

Derrière le décor préservé, presque tout est neuf. C'est la partie invisible du chantier, et c'est celle qui fait qu'un événement s'y déroule bien :

  • L'électricité et le réseau, refaits à neuf, dimensionnés pour la technique événementielle : régie, sonorisation, vidéoprojection, wifi fibre.
  • L'isolation, murs doublés en laine de roche : le confort thermique et acoustique d'un bâtiment moderne dans des murs chargés d'histoire.
  • La ventilation, avec une VMC double flux : l'air se renouvelle en continu, même à 150 personnes en cocktail, sans courant d'air ni salle surchauffée.
  • Une vraie cuisine professionnelle, parce qu'on savait dès le départ que tout serait cuisiné sur place. C'est le choix qui structure encore aujourd'hui notre façon de recevoir.
  • Le parquet, le bar, le bardage bois, posés dans les dernières semaines, quand le lieu a commencé à ressembler à ce qu'il est devenu.

Le pari du sous-sol

Un sous-sol voûté de miroiterie, sombre et bas de plafond, aurait pu finir en réserve. On en a fait deux espaces à part entière : le Studio Podcast, traité acoustiquement pour les captations et les interviews, et la Salle Animations, qui accueille simulateur de F1, réalité virtuelle et karaoké.

Ce choix doit beaucoup au quartier. Les Batignolles sont résidentielles, et un lieu qui veut durer respecte ses voisins : les animations qui font du bruit vivent sous terre, la Verrière reste au calme. Avec le recul, c'est probablement la décision de chantier qui a le plus servi nos clients.

Ce que cette rénovation change pour vos événements

On pourrait résumer le chantier en trois bénéfices concrets :

  1. La lumière. Une journée de séminaire sous verrière zénithale ne fatigue pas comme une journée sous néons. C'est physique, tout le monde le sent.
  2. Le caractère. Briques, charpente, motos de collection : le décor fait la moitié du souvenir, et aucun rollup ne peut le remplacer.
  3. La machine invisible. Électricité, acoustique, ventilation, cuisine : tout ce qu'on ne voit pas sur les photos, mais qui fait qu'à 22h30 la salle est encore agréable et que le dîner arrive chaud.

L'histoire complète, en photos du premier au dernier jour de chantier, est sur Notre histoire. Et si vous préférez juger sur pièce, venez visiter : la verrière est plus convaincante en vrai qu'en récit.

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